Un été avec Stendhal

Stendhal

 

Stendhal ne fut pas le genre d’auteurs que l’on trouverait aujourd’hui sur les plateaux de télévision… même si toute sa vie il a rêvé de gloire, de grandeur et de noblesse. Lorsque nous lisons sa vie, qu’il a pris le temps d’écrire avec soin pour nous lecteurs qui venons après lui, nous sommes surpris par une chose : il a tout raté. Sa vie amoureuse. Familiale. Professionnelle. Diplomatique.

Restent son panache et sa majesté : son œuvre littéraire. Car, ce qu’il n’a pu être, il l’a inventé. Les faiblesses de sa personne, il les a transcendées par les puissances de ses personnages.

Au rebours de Flaubert qui disait dans sa correspondance “Mme Bovary, c’est moi”, je vous fais, pour Stendhal et La Chartreuse de Parme, la proposition suivante : “Fabrice, ce n’est pas moi. C’est la part en puissance de ce que j’eusse voulu devenir. Ma part de rêve, de regret, de fantasme, d’imaginaire.”

Selon vous, les romanciers ont-ils pour modèle leur existence? Ou bien, la création de personnages romanesques leur permet-elle d’avoir accès à une impossible réalité? Vous lirez la biographie de Stendhal pour appuyer votre réponse.

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38 responses to “Un été avec Stendhal

  1. Les romanciers ont-ils pour modèle leur existence?

    Dans le roman, Stendhal s’inspire de sa propre vie pour écrire quelques passage de la vie de Fabrice, protagoniste de l’œuvre. On voit que dans le livre, Fabrice a une envie particulière d’aller faire les campagnes napoléonienne. Et il va réussir a intégrer un régiment d’infanterie du cote des Français pour aller donner bataille a Waterloo. Stendhal, lui va aussi participer a la conquête de Napoléon. Il va notamment participer a la conquête de l’Italie. on peut donc émettre l’hypothèse que les décor qu’il peint de l’Italie et même de la France, sont réalistes. Stendhal va connaître pour la première fois l’amour physique durant ses campagnes militaires. C’est encore un point commun avec Fabrice qui va lui aussi faire des rencontres fortes agréables durant son service militaire. Donc, pour le cas de “La Chartreuse de Parme”, le romancier a pour modèle son existence.

    • En effet, Stendhal utilise des événements de son existence pour définir le contexte de La Chartreuse de Parme. Par exemple, l’Italie, pays où se déroule le récit est le pays qu’il admirait le plus depuis sa plus jeune enfance. Cependant, il y a plusieurs éléments dans La Chartreuse de Parme qui permettent de donner raison à la deuxième partie de la question: cest à dire “La création de personnages romanesques leur permet-elle d’avoir accès à une impossible réalité?”. La réponse est oui, Stendhal qui lui ne parvient pas à trouver l’amour pur et vrai l’offre à Fabrice avec la rencontre de Clélia en prison.

  2. Au premier regard, Stendhal et Fabrice del Dongo (le personnage principal de son roman “La chartreuse de Parme”) n’ont pas grand chose en commun. Or en cherchant plus profondement, nous voyons que ces deux hommes sont presque identiques. Les deux ont ete tres populaires parmi les femmes et ont aussi tente de seduire leur tante avec succes. Ils ont tous les deux ete de voyageurs internationaux avec des destinations communes, par exemple la France et l’Italie. De plus, ils ont tous les deux ete a cote de Napoleon lors de ses batailles et furent presents a une de ses pertes.
    Il est donc possible de dire que dans le cas de Stendhal et “La Chartreuse de Parme”, ce romancier a pour modele son existance, meme si nous retrouvons de multiples differences entre les deux.

  3. Selon moi, la création de personnages romanesques permet aux romanciers d’avoir accès à une impossible réalité en se projettant dans leurs personnages. Stendhal aurait voulu prendre comme modele sa propre existence. Mais en lisant sa biographie, comme vous l’aviez dis, nous remarquons que sa vie n’a pas ete tres reussie et tres peu romantique. Ceci me fait donc croire que Stendhal pensait lucidement que son existence ne representait pas un modele romantique. Il a donc a la place decide d’utiliser des heros romantiques qui auraient pu etre lui. D’une certaine facon, ses romans font en sorte qu’il atteint son ideal romantique.

    Si on prend l’exemple de l’un de ses derniers livres, “La Chartreuse de Parme”, le personnage principal qui s’appelle Fabrice a des aspirations similaires a Stendhal: Stendhal adore Napoleon et l’italie (parmi d’autres choses) et aspire a une existence passionnee et exaltante. On voit ceci se refleter quand son personnage romanesque, Fabrice, qui rejoint son idole a Waterloo (Napoleon) et s’engage dans toutes sortes d’aventures a Parme. L’idee d’une impossible realite est aussi presente dans cet exemple car Stendhal admirait Napoleon bien que celui-ci a vecu la defaite et la chute de l’empire.

  4. Un fait intéressant est que Stendhal n’a pas utilisé que des faits de sa vie et son imagination pour écrire son roman. En effet, lorsqu’il était consul de France dans les Etats pontificaux, il découvrit des archives d’une ancienne famille romaine. Et notamment l’ascension d’Alexandre Borgia, plus connu aujourd’hui sous le nom du Pape Paul III. Ces archives décrivent comment il réussit son ascension dans la hiérarchie ecclésiastique et surtout l’aide que sa tante lui fournis durant sa vie.
    Stendhal va alors mélanger des épisodes de sa vie et des faits réels avec ces archives. Etant passionne d’Italie, lieux qu’il découvrira lors de son service militaire et où il vivra plusieurs années, il en fait un lieu de l’action. Etant un fervent admirateur de Napoléon, il va retransmettre son admiration pour lui à Fabrice (protagoniste de l’œuvre). Et finalement, Stendhal, ayant fait la bataille de Waterloo (évènement de sa vie qui va profondément le marquer), il décide de rajouter un personnage a cette bataille, notre Fabrice qui va essayer de déserter comme un lâche dès qu’il va s’apercevoir de l’atrocité des campagnes militaire.
    Il faut savoir que Stendhal n’avait pas beaucoup d’affinité avec son père, manque d’affinité due à un désaccord religieux. Fabrice lui aussi ne va pas beaucoup apprécier son père car l’un était pour les autrichiens (son père), l’autre napoléonien (Fabrice). Stendhal s’éprend d’une comédienne, Virginie Kubly, membre d’une troupe itinérante, qui joue dans des pièces. Dans le roman, c’est un peu plus tragique vu que Fabrice tombe aussi amoureux d’une actrice de théâtre, une certaine Marietta, qui a un amant. L’amant de Marietta va provoquer en duel Fabrice qui va le tuer accidentellement.

  5. Il me semble que les romanciers s’inspirent de leur vie pour créer leurs personnages, mais ils essayent, dans une certaine mesure de les idéaliser. En effet, nous pouvons remarquer que dans l’oeuvre de Stendhal, la chartreuse de Parme, le personnage de Fabrice et Stendhal ont de nombreux points communs, par exemple, on remarque que Stendhal et Fabrice ont tout deux, au cours de leur vie étaient amoureux de nombreuses femmes. En lisant la biographie de Stendhal on se rend compte que celui-ci a tout comme Fabrice une grande passion pour le Lac Majeur, et pour la région Milanaise. De plus les différents lieux ou l’histoire de la chartreuse de Parme se déroule sont tous des lieux ou Stendhal est allés dans sa vie. Aussi, au cours de sa vie Stendhal a participe a plusieurs batailles au nom de Napoleon, ce qui peux nous rappeler le fait que Fabrice au début de l’oeuvre, se rende en France pour se battre aux cotés de napoléon.
    Cependant, Fabrice a quelques différences avec Stendhal, et ceci pourrait représenter ce qu’aurais aimer Stendhal, par exemple Fabrice est noble alors que Stendhal, lui ne l’est pas.

  6. En donnant vie à Fabrice, Stendhal projette en lui ses doutes, ses peines, sa vie “idéalisée”. Ce jeune homme libre, maître de son destin, de ses choix et de ses actes fait référence à un côté de sa famille : les Gagnons.

    Tout d’abord, dans la “Chartreuse de Parme”, nous constatons que le rêve de Stendhal et de Fabrice se confonde : combattre dans l’armée de Napoléon Bonaparte, ce qu’ils font tout deux.
    Par la suite, Stendhal consacre sa vie à la “chasse au bonheur” due à une enfance catastrophique voire traumatisante.
    Ce sentiment de plénitude lui tient tellement à cœur qu’il se reflète subtilement dans son œuvre devenant le but de deux existences : la sienne mêlée à celle de Fabrice.
    En effet, Fabrice fait tout pour être heureux, pour atteindre cet l’idéal mais en réalité, cette “chasse” est vaine car à aucun moment dans le roman, le personnage de Fabrice est vraiment épanoui. Certes, il connaît de courts instants de bonheur : les ballades en barque en compagnie de sa tante Gina et ses instants d’apprentissage avec l’abbé Blanès en sont de parfaits exemples. Bien plus, les retrouvailles avec Ludovic grâce à qui il échappe à la police, mais aussi Pépé, le valet de chambre de sa tante qui lui apporte son passeport ! Cette profusion de joie s’exprime également , lorsque, emprisonné, il trouve un subterfuge pour communiquer avec Clélia Conti, sa dulcinée.
    Toutefois, nous pouvons nous demander : est-ce cela le bonheur ? Connaître une vie mouvementée riche en péripéties, en sentiments passionnés, vivre des instants difficiles,cocasses, des remises en questions mais tout de même parsemée de courts moment de bonheur ne serait-ce l’espace de quelques secondes, éprouver ce sentiment de plénitude rien qu’en croisant le regard d’une personne ? Il existe différente traduction au “bonheur”. Ce dernier diffère selon les angles adoptés, les experiences vécues et l’existence de tout un chacun. Ainsi, Stendhal et Fabrice ont accéder ou non à cette sensation en fonction des conditions prises en compte.

    Par ailleurs, le thème presque omniprésent voire essentiel du roman est l’amour. En effet, les idylles de Fabrice progressent “crescendo” et se déclinent sous plusieurs formes.
    Dans un premier temps, l’amour fragile, incertain, non réciproque, enrobé d’amitié dans sa relation avec la comtesse Sanseverina. Puis, l’amour instable, immature, impétueux (mort de l’amant de Marietta) connue avec Marietta.
    Dans un second temps, un amour passionnel en cours de maturité vécu avec Clélia. Cet amour peut-être qualifié d’ “amour pansement” puisqu’il survient lors de l’emprisonnement de Fabrice. Epuisé aussi mentalement que psychologiquement, Clélia Monti endosse le rôle d’ “événement” de la journée, et notre héro puise ainsi sa force en elle.
    Après que la cicatrice de Fabrice ait cicatrisé, Clélia lui est vite existentielle, bien plus que sa liberté, puisque même après sa libération, dans le palais de sa tante, il n’est plus le même homme : sa joie de vivre et son côté extraverti ont disparu car son âme, dont seule Clélia est la clée, est emprisonné dans son corps de pierre.
    C’est un “amour poison” pour Clélia qui, en posant elle-même ses propres barrières, ses propres contraintes, a soufflé sur la flamme conduisant à l’extinction de cette idylle. En effet, elle tient Fabrice responsable de la dégradation de la santé de son père.
    Bien plus, leur fils est l’allégorie de cet amour impossible, promis, dès sa naissance à un destin tragique. Ce fils, rapidement défunt est peut-être l’enfant que Stendhal n’a jamais eu. Une seconde interprétation tendrait peut-être à faire le lien entre cet enfant parti trop vite et à l’enfance de Stendhal. Henri Beyle veut nous faire preuve de son mal-être inné : lui aussi voulait aurait préféré mourir plutôt que de connaître l’enfance morose dont il a été la victime. En effet, si l’enfant de Fabrice avait survécu, il aurait eu une enfance déchirée entre une mère et un père dont l’union aurait été dissimulée aux yeux de tous. Cet enfant en aurait souffert puisque Fabrice demanda à Clélia la garde exclusive de son fils conduisant ce dernier à être séparé très tôt de sa mère : tout comme Henri Beyle.
    Cette relation qu’ils entretiennent fait le parallèle avec celle que Stendhal a eu avec une prénommée Matilde.
    Cependant, la finalité de ces deux histoires d’amour ne sont pas les mêmes : la première est consommé prenant ainsi le relais de la seconde, restée platonique.
    Les différentes liaisons amoureuses que Stendhal entretient à la vie comme à travers Fabrice sont certainement le fruit de l’absence d’un amour maternelle due au décès de sa mère. C’est pourquoi il essaie de trouver ce “petit quelque chose” en s’attachant de manière délibérée aux femmes qu’il rencontre afin d’obtenir un soupçon de ce qui lui a toujours manqué.

    Nous distinguons pareillement un autre thème identique dans l’existence de ces deux personnes : la vie familiale. Chaotique du côté de Stendhal : mère aimée disparue trop tôt, père méprisé et grand-père adoré. Ce trouble familiale se reflète dans son œuvre, volontairement ou non, lorsque son frère essaie de prendre le pouvoir de force à son père (personnage peu voire pas évoqué dans le roman qui finit par s’éteindre ) et fait tout pour chasser Fabrice du royaume : personne délaissée par certains membres de sa famille.
    Sa relation ambiguë avec sa tante est le témoignage de deux fantasmes. D’une part, cette relation rappelle celle entretenue avec sa mère qu’il aimerait prolonger avec un autre membre de sa famille. En effet, la tante de Fabrice le materne beaucoup : durant ses jeunes années, elle lui tient compagnie, se tient garante de son éducation, elle se charge d’envoyer ses espions ou ses hommes de confiance à la recherche de Fabrice lors de sa cavale, elle orchestre son retour au palais et fait tout ce qui est en son pouvoir pour le libérer de prison. D’autre part, preuve que Stendhal fait de la “Chartreuse de Parme” une rétrospective de sa vie “idéale”, il donne vie à Gina, une personne opposé à sa tante biologique, Séraphie, qu’il haït. Ainsi, Stendhal pourrait utiliser certaine facette de son roman en tant que thérapie.
    En outre, cette volonté d’idéaliser sa vie dans son roman se distingue à travers le personnage de l’abbé Blanès, admiré de Fabrice pour sa connaissance pointue des astres. Ce religieux le paterne, lui inculque des valeurs, se charge de parfaire son éducation.
    Ce lien à la fois amicale et paternelle aide considérablement Fabrice à se structurer et lui sert de repère : l’abbé Blanès est un personnage bienveillant, qui sert de guide à Fabrice. En effet, après plusieurs années de péripéties, les retrouvailles entre le jeune homme accompli et l’abbé au crépuscle de sa vie est touchante. Lorsque l’abbé Blanès prédit l’avenir de Fabrice en lui annonçant qu’il allait se faire emprisonner mais libérer par le meurtre d’une personne et lui donnant des conseils précieux pour tenter d’échapper à un sombre future, nous constatons une complicité poignante qui unit ces deux hommes. Cette dernière montre le désir de Stendhal d’entretenir une telle proximité avec un religieux, ce qui n’a pas été le cas dans son enfance, passé à côtoyer l’abbé Raillane, figure stricte qui ne faisait qu’amplifier le gouffre de souffrance dans lequel Stendhal sombrait.

    Sur le plan religieux, nous pouvons noter une opposition entre l’auteur et son personnage principal. En effet, très jeune et après la mort de sa mère, Stendhal se déclarera athé, dégoûté de la religion. Cependant, nous observons dans “La Chartreuse de Parme” un scénario tout à fait différent. En effet, Fabrice semble être un fervent catholique qui, dans d’âpres désespérations, a su prouvé au lecteur sa croyance religieuse. Ce comportement immerge, en particulier, lorsque Ludovic et Fabrice sont en cavale après la mort de Giletti. Tout d’abord, Fabrice, blessé, brûle le passeport de Giletti qu’il avait subtilisé, après cela, pris de dévotion, il prie longuement à l’église. Puis, lorsqu’il apprend qu’une connaissance de Ludovic est en mesure de leur prêter une chambre dans une auberge, il prie de nouveau. Enfin, lorsqu’il rencontre Pépé, un valet de sa tante disposant les passeports des fugitifs, il prie encore. Toutefois, ces prières successives en un temps réduit peuvent également être une satire de la part de Stendhal visant la société d’autrefois.

    Sa passion pour l’opéra est nettement visible dans le roman à mainte reprise : sa tante et le comte Mosca se rencontrent à plusieurs fois à l’opéra, nid de leur amour. D’ailleurs, Fabrice tombera amoureux de Marietta en la voyant évoluer sur les planches.
    Nous pouvons noter que l’origine de son idylle avec Marietta s’inspire directement de sa vie. En effet, elle est la copie conforme de sa relation avec Virginie Kubly.

    Son autre passion, la peinture, est aussi présente dans l’œuvre puisque sa dernière compagne, Mademoiselle Marini accroche un luxueux portrait de Fabrice dans sa chambre. Peut-être que Stendhal a douloureusement vécu le manque ou l’absence de reconnaissance à l’égard de son talent et de sa sensibilité. Ainsi, en faisant accrocher le portrait de Fabrice, qui est “la part de puissance” de ce qu’il eût “voulu devenir”, il fait le deuil de son succès avorté par le destin, à l’instar de Fabrice reconnu et loué pour cause de ses titres de noblesse.

    De plus, il projette des anecdotes de son existence dans son œuvre et les modifie en fonction de ce qu’il aurait aimé vivre. Cela se distingue lors de son séjour en prison : dans son existence, il s’y est ennuyé. Dans le roman, ces mois passés dans sa cellule ont certainement été parmi les plus heureux de sa vie. Il refusait catégoriquement de se faire libérer : son quotidien était rythmé par les allées et venues de sa dulcinée, celle qu’il aura toujours aimée, Clélia Monti.

    Enfin, tout au long de sa vie, Stendhal a été marqué par de nombreux paysage qu’il s’est empressé de faire connaître à Fabrice. Sans compter l’Italie qu’il semblait idolâtrer, il emmena Fabrice près du lac Majeur. Cette scène directement greffée de la subtile sensibilité de Stendhal, prouve le romantisme de l’auteur. En effet, Fabrice reflète ce personnage romantique par excellence : le soir, aux alentours du lac Majeur, habité d’une tristesse sentimentale, il prend place sur un petit rocher semblable à un promontoire pour songer à ses chagrins et à ses peines de cœur.
    Cette scène est symbolique et est un message que nous délivre Stendhal : il est un être à part, un éternel incompris (en particulier au décès de sa mère où sa tristesse immense ne s’est pas traduite par des larmes, épisode vivement critiqué par sa tante), percevant et ressentant ce que nul pourrait.

    • La question du bonheur que tu poses est tres interessante, tu abordes tres bien le sujet et je suis d’accord avec toi qu’on peut difficilement evaluer le bonheur de quelqu’un car il depend du point de vue. Cependant, selon moi le simple fait que les deux hommes recherchent le bonheur n’est pas un argument prouvant que Fabrice est inspire de Stendhal. En effet Stendhal et Fabrice recherche le bonheur comme quiconque car le bonheur est la quete de tous les etres humains. Je trouves aussi tres interessant le fait que tu associe la mort de l’enfant de Fabrice a l’enfance difficile de Stendhal. En effet Stendhal etant perturbe par son enfance prefere que l’enfant de Fabrice ne vive pas plutot qu’il soit eleve dans la souffrance.

  7. Dans le cas de La Chartreuse de Parme, on peut dire qu’en effet Stendhal s’est inspiré de sa propre existence pour créer son personne principal, Fabrice Del Dongo. Stendhal affectionne particulièrement l’Italie, s’y rend souvent pour découvrir de nouvelles villes, et a décidé d’en faire le lieu principal de l’action. De plus, il entre dans l’armée et se rallie à Napoléon pour combattre à ses côtés, ce qui rappelle le début de l’histoire, lorsque Fabrice part à Paris pour assister aux batailles. Étant opposés sur le plan politique, Stendhal ne s’entend pas avec son père, et fait transparaître cette relation dans son roman, avec le personnage de Fabrice qui n’entretiendra pas non plus de bonnes relations avec son père. De plus, on peut voir, dans la biographie de l’auteur, que Stendhal a eut de nombreuses relations, amoureuses ou non, avec des femmes au cours de sa vie, bien que toutes se soient mal terminées. Fabrice est aussi tombé amoureux de plusieurs femmes au cours du roman, y compris d’une comédienne, Marietta, qui rappelle l’histoire d’amour de Stendhal avec Virginie Kubly, une comédienne. Pourtant, malgré les ressemblances, ils ont aussi beaucoup de différences. Alors que Stendhal n’a pas vraiment réussi sa vie, et n’a jamais été réellement heureux, Fabrice entame une carrière ecclésiastique et trouve, contre toute attente, son bonheur en prison, lorsqu’il peut voir celle qu’il aime réellement, Clélia Conti. On peut donc dire que même si les romanciers s’inspirent de leur existence pour créer leurs personnages, ces derniers leur permettent d’imaginer et de créer une vie qu’ils n’auront jamais.

  8. Les romanciers ont-ils pour modèle leur existence?
    Selon moi, il n’est pas étonnant que les romanciers s’inspirent de leur vie pour créer des personnages, écrire des livres. Il y a quelques passages de “La Chartreuse de Parme” où on peut voir, effectivement, une ressemblance entre le personnage principal, Fabrice et l’auteur, Stendhal. Si on s’appuie sur la biographie de l’auteur, Fabrice a certains traits de caractère de Stendhal : timide, un peu gauche, voulant séduire les femmes. Stendhal ne s’inspire pas seulement de lui-même pour créer ses personnages, mais aussi de son entourage, sa famille. Notamment sa tante, son père et l’abbé Raillane, qu’on pourrait associer à Gina, au marquis del Dongo et à l’abbé Blanès. Certains auteurs font ce choix de prendre modèle leur vie, peut-être par manque d’inspiration ou parce qu’ils trouvent certains caractères, certains évènement intéressants à ajouter dans leur livre. Je pense que s’inspirer de sa propre vie pour écrire la vie de personnages fictifs, à un côté rassurant, car ainsi ils nous ressemblent : on peut s’attacher à un personnage fictif mais réaliste.

  9. Stendhal s’est inspiré de sa propre existence pour écrire ses romans : on y retrouve en effet certains points biographiques. Par exemple, dans Le Rouge et Le Noir, le narrateur perd sa mère très jeune en couche, et a une relation difficile avec son père. Il est instruit par un abbé.

    La vie de Stendhal a aussi beaucoup influencé la Chartreuse de Parme. On y retrouve la relation difficile avec son père et le rôle important joué par un abbé dans son instruction.
    Outre les faits biographiques, il y a des similitudes de caractère entre Stendhal et son héros : il est timide mais ambitieux, rêve de faire les campagnes militaires de l’armée napoléonienne, rêve qu’il va réaliser.
    Sur le plan sentimental, Fabrice Del Dongo est peu stable. Il connaît de nombreuses femmes durant sa vie, les premières durant le service militaire, mais il est toujours indécis, hésitant. Stendhal va jusqu’à créer une relation entre le protagoniste et sa tante, ce qu’il a fait lui-même.
    Les lieux dans lesquels le récit se déroule sont les lieux dans lesquels Stendhal est passé plusieurs fois dans sa vie, et pour lesquels il éprouve un attachement: l’Italie et ses lacs, Milan et ses divertissements…

    Néanmoins, la Chartreuse de Parme n’est pas un récit biographique, il se démarque de la vie de Stendhal sur plusieurs points importants. D’une part, Stendhal qui s’est éloigné de la religion par dégoût et est devenu athée se différencie de son héros, qui entreprend finalement une carrière ecclésiastique.
    D’autre part, Fabrice Del Dongo est noble, ce qui n’est pas le cas de Stendhal.

    Stendhal a donc créé son personnage à partir d’éléments biographiques, mais en changeant certains aspects. Cela peut nous amener à nous demander si le personnage qu’il a créé représente pour lui l’homme idéal, et si l’écriture de son roman lui permet
    d’accéder à d’impossibles réalités.

    • Je trouve intéressant de comparer l’aspect sentimentale de Fabrice del Dongo et de son créateur. Avec l’aspect sentimentale et l’histoire de l’auteur et du protagoniste nous savons une grande partie de leur vie. De plus je suis tout à fait d’accord avec les similitudes que tu nous apporte entre Fabrice et l’auteur. Ta conclusion qui dit :qu’en créant Fabrice, Stendhal a sans doute donné sa définition de l’homme idéale, me parait très juste. Nous savons que Stendhal a eu beaucoup de moments sombres dans sa vie, c’est donc pourquoi il a sans doute idéalisé Fabrice mais en lui ajoutant quelques aspects autobiographiques de lui même.

    • Je suis d’accord avec vous sur le fait que Stendhal se soit inspiré de sa propre existence pour créer le personnage de Fabrice del Dongo. Néanmoins, je pense que l’on peut affirmer que le héros de notre roman à permis à son auteur d’accéder à une impossible réalité. En effet, Fabrice del Dongo est une sorte de version améliorée de Stendhal. D’un autre côté, les deux hommes ont des différences bien marquées: l’un rêve et se laisse guider par la vie tandis que l’autre semble avoir tout organisé. C’est ici une autre forme d’impossible réalité: Stendhal n’aura jamais certains très de caractères de Fabrice, et peut être les envie t il.

  10. Dans le cas de La Chartreuse de Parme, on peut dire qu’en effet Stendhal s’est inspiré de sa propre existence pour créer son personne principal, Fabrice Del Dongo. Stendhal affectionne particulièrement l’Italie, s’y rend souvent pour découvrir de nouvelles villes, et a décidé d’en faire le lieu principal de l’action. De plus, il entre dans l’armée et se rallie à Napoléon pour combattre à ses côtés, ce qui rappelle le début de l’histoire, lorsque Fabrice part à Paris pour assister aux batailles. Étant opposés sur le plan politique, Stendhal ne s’entend pas avec son père, et fait transparaître cette relation dans son roman, avec le personnage de Fabrice qui n’entretiendra pas non plus de bonnes relations avec son père. De plus, on peut voir, dans la biographie de l’auteur, que Stendhal a eut de nombreuses relations, amoureuses ou non, avec des femmes au cours de sa vie, bien que toutes se soient mal terminées. Fabrice est aussi tombé amoureux de plusieurs femmes au cours du roman, y compris d’une comédienne, Marietta, qui rappelle l’histoire d’amour de Stendhal avec Virginie Kubly, une comédienne. Pourtant, malgré les ressemblances, ils ont aussi beaucoup de différences. Alors que Stendhal n’a pas vraiment réussi sa vie, et n’a jamais été réellement heureux, Fabrice entame une carrière ecclésiastique et trouve, contre toute attente, son bonheur en prison, lorsqu’il peut voir celle qu’il aime réellement, Clélia Conti. On peut donc dire que même si les romanciers s’inspirent de leur existence pour créer leurs personnages, ces derniers leur permettent d’imaginer et de créer une vie qu’ils n’auront jamais.

    • La comparaison que tu fais entre Fabrice Del Dongo et Stendhal par rapport à l’Italie est très intéressante. C’est vrai que ce pays, lieu de l’action de la Chartreuse de Parme et pays bien aimé de Stendhal est un important point commun entre ces deux personnages. Leur relation avec les femmes, comme tu l’as dit, est très similaire aussi. Et ton dernier point qui est de dire que les romanciers n’auront jamais la vie qu’ils créent à leurs personnages me parait vrai également, en effet Stendhal a magnifié et “amélioré” sa vie grâce à Fabrice, son personnage, auquel il fait réussir les choses que lui n’a pas accompli ou espéré dans sa vie.

  11. Les romanciers ont-ils pour modèle leur existence? La création de personnages romanesques leur permet-elle d’avoir accès à une impossible réalité?

    L’existence d’un être humain, particulièrement d’un auteur, est constitué par plusieurs facteurs : sa famille, son rang social, l’éducation, la religion, ses amis, le lieu de vie, les expériences, les voyages, le contexte historique (pour Stendhal
    : Révolution française)… Tous ces facteurs ont inspiré Stendhal pour toutes ses œuvres (nous prenons l’exemple de « La chartreuse de Parme »). Si il aurait eu une enfance différente, ou si il aurait vécu à un autre endroit, je suis sure que ses œuvres n’auraient pas été les mêmes. Lorsque j’ai lu la biographie de Stendhal avant de commencer « La chartreuse de Parme », j’ai tout de suite remarqué deux choses que Stendhal aimait beaucoup : les femmes et le voyage. En lisant « La chartreuse de Parme » j’ai noté que Fabrice del Dongo, le protagoniste de ce roman et appréciait les même choses que Stendhal. Le roman commence à Milan en 1796, le lieu que Stendhal adorait et où il y retournait quand il pouvait. Ceci est le premier indice qui montre que Stendhal s’est inspiré de son existence. Je pense aussi que Stendhal aimait aussi tant Milan parce que ce lieu le rappelait à sa jeunesse. Après que Milan n’appartenait plus aux Français mais aux Autrichiens, en 1815, Stendhal n’est pas content. De mon opinion, il est triste que tout ne soit plus comme quand il avait 17 ans. Il exprime son mécontent à travers du livre, avec Fabrice. Les endroits où Fabrice voyage sont souvent des endroits où Stendhal a aussi été : le Piémont, le Lac Majeur, Milan, l’Autriche…
    Au cour du temps, Fabrice voyage beaucoup et participe à la bataille de Waterloo. Stendhal, lui aussi est un partisan ardent de Napoléon. Dans les chapitres II jusqu’à IV, la bataille de Waterloo est décrite d’une façon très réaliste, même si l’auteur n’y a pas été (il était en Italie). Cependant les descriptions que Stendhal écrit dans ce roman font l’impression qu’il y aurait aussi participé, « Le bruit du canon redoublait et semblait s’approcher. Les coups commençaient à former comme une basse continue; un coup n’était séparé du coup voisin par aucun intervalle, et sur cette basse continue, qui rappelait le bruit d’un torrent lointain, on
    distinguait fort bien les feux de peloton. »
    Stendhal a participé à plusieures batailles, donc il connaît très bien l’environnement et ce qui se passe. Ceci lui permet de nous donner une image réaliste (même si il n’y était pas) en utilisant beaucoup de figures de style (Stendhal était célèbre pour son réalisme, et admiré par Balzac). Apres la défaite de
    À travers de ses voyages Stendhal trouve toujours des femmes. Il commence son expérience avec le sexe opposé en payant des prostitués, ce qui n’était pas rare à cette époque. Mais, après quelque temps il n’est plus timide et devient un grand flirteur. Fabrice lui aussi est très populaire avec les femmes, mais leur vies se finissent sans avoir trouvé une relation idéale, et ils meurent sans femme à leur coté.
    Mon opinion est la même que Vincent, « Les romanciers s’inspirent de leur vie pour créer leurs personnages, mais ils essayent, dans une certaine mesure de les idéaliser.” Chaque personne a quelque chose qu’il aimerait changer dans sa vie, et Stendhal surement aussi. Il utilise donc les personnages dans ses romans (Fabrice pour ce livre) pour imaginer une vie différente ; une vie plus idéale.

  12. Il me semble que les romanciers s’inspirent très souvent de leur propre existence afin de rendre leurs romans plus réalistes mais les personnages qu’ils créent les aident aussi à accéder au monde dont ils rêvent. Dans son roman La Chartreuse de Parme, Stendhal confirme cette théorie puisque l’on retrouve dans le personnage de Fabrice Del Dongo des éléments inspirés de la vie d’Henri Beyle bien que ce dernier donne à son personnage la possiblité de réaliser les aventures auxquelles il aspire lui-même.

    Tout au long du roman, le personnage de Fabrice Del Dongo a de nombreux points communs avec Henri Beyle.
    Tout d’abord Stendhal avait, comme Fabrice, un fort sentiment de dévouement pour Napoléon Bonaparte, homme qu’Henri Beyle ne soutenait pourtant pas à ses débuts. Ainsi le départ du jeune personnage vers la France pour y rejoindre l’Empereur témoigne de la fougue de l’auteur, qui lui aussi dans sa jeunesse s’était engagé pour le suivre en Italie. Pourtant, le récit de la bataille de Waterloo, bien que très réaliste, n’est pas un souvenir de Stendhal puisqu’il n’a pas participé à cette bataille (il a été retenu à Milan par sa maitresse, Angela Pietragrua). On peut penser qu’en envoyant son héros à Waterloo, il cherchait à se racheter de ne pas avoir participé à ce grand moment de l’Histoire. Mais cette partie du roman est très réaliste car Stendhal a transmis ses souvenirs de l’épopée napoléonnienne et y a superposé les récits de Waterloo qu’on lui a fait.
    Ensuite, le roman prend place en Italie, pays qu’Henri Beyle chérissait, y ayant vécu plusieurs années et ayant visité de nombreuses villes. Stendhal connaissait les différents lieux où Fabrice a séjourné, il a visité Parme, Bologne, Naples, le lac de Côme mais surtout Milan, ville qu’il appréciait particulièrement, notamment pour son théatre de la Scala auquel il se rendait souvent, tout comme Gina Del Dongo dans La Chartreuse de Parme.
    Enfin, Fabrice a une vie familiale et amoureuse proche de celle de Stendhal. Le romancier a eu, comme son personnage, une relation difficile avec son père. Pour Stendhal, le désaccord venait du fait que son père lui imposait la religion catholique, pour Fabrice, ses opinions politiques l’opposent à son père, puisque le jeune homme est Bonapartiste alors que le marquis soutient les Autrichiens. Dans les deux cas, on peut aussi remarquer que les deux pères s’occupent beaucoup de leurs affaires financières. Henri Beyle a été élevé par un précepteur qu’il détestait et il est intéressant de remarquer que Fabrice a lui une grande admiration pour l’abbé Blanès, chargé de son éducation. On constate une opposition entre les relations que le romancier et le personnage entretenaient avec leur tante : l’un détestait sa tante Séraphie alors que l’autre adore sa tante Gina. De même, on peut remarquer une autre différence entre eux deux par rapport à la religion. L’auteur n’était pas religieux alors que Fabrice est très croyant (il fait des études à l’Académie ecclésiastique de Naples, devient archevêque, prie longuement après avoir tué Giletti…). Du côté de la vie amoureuse de Stendhal, elle est également proche de celle de Fabrice. En effet, tout deux ont eu de nombreuses maîtresses, dont des comédiennes (Virginie Kubly et Mélanie Guilbert pour l’auteur, Marietta pour le personnage) et des chanteuses d’opéras (Angelina Bereyter avec laquelle le romancier a eu une relation et La Fausta dont Fabrice est amoureux). Enfin, Henri Beyle a eu une relation particulière avec Angela Pietragrua, avec qui il se rendait dans des salons et à la Scala de Milan, relation qui a évidemment inspiré l’auteur pour le personnage de Gina Pietranera. Encore une fois, Stendhal et Fabrice sont proches puisque l’écrivain a caché son amour pour Angela pendant 11 ans et que Fabrice n’a jamais avoué à Gina son attirance pour elle. Ainsi, il me parait évident que les actions du personnage de Fabrice sont inspirées par la vie d’Henri Beyle.

    Mais le personnage de Fabrice Del Dongo permet aussi à l’auteur d’avoir accès à ce dont il rêve.
    Tout d’abord, Stendhal voulait être “un séducteur de femme”, un Don Juan, mais il n’a jamais vraiment réussi car il était très timide. A l’opposé, Fabrice Del Dongo est lui un vrai Don Juan, qui séduit sans même le vouloir, au point qu’il cherche donc le véritable amour, celui où, comme disait Henri Beyle, “il me faut aimer et être aimé”. Et c’est bien cela qui sépare les deux hommes : le personnage a bel et bien trouvé cet amour, en la personne de Clélia Conti alors que Stendhal ne l’a lui jamais vraiment trouvé. A travers la relation particulière de Fabrice et Clélia, le romancier a donc pu imaginer la relation dont il rêve.
    Ensuite, entre secrétaire, sous-lieutenant et fonctionnaire diplomatique, Henri Beyle n’a pas vraiment eu une carrière magnifique. En créant à Fabrice une belle ascension dans le domaine ecclésiastique (ce qui est étonnant car Stendhal n’était pas religieux), il a permis à son personnage d’acquérir à sa place l’admiration du public, notamment grâce à ses sermons très prisés, montrant par là le talent d’orateur de l’Archevêque Del Dongo. A l’opposé, son créateur était lui très timide.
    Enfin, on peut dire que Fabrice, parti à la quête du bonheur, l’a finalement trouvé, par son grand amour avec Clélia, sa carrière réussie et une vie mondaine finalement bien remplie alors que Stendhal, pourtant créateur du Beylisme, semble avoir cherché le bonheur sans l’atteindre.
    Fabrice Del Dongo est donc pour Henri Beyle un moyen de rêver la vie qu’il aurait voulu avoir.

    Vincent Delacroix, auteur et philosophe, a dit : “Certes écrire c’est parler de soi, c’est s’explorer (à la fois avec distance, ironie et exaltation), mais cela ne se fait qu’en investissant autre chose, d’autres vies, en s’y réfléchissant : et ce sont ces vies-là qui importent (la 1ere personne du singulier devient celle des monologues intérieurs des personnages) et non le plat compte rendu de sa vie intime qui ne dit rien à personne.”, ce qui montre que l’auteur doit se reconnaître dans son personnage tout en lui inventant une toute autre vie. Ainsi, selon moi, les romanciers s’inspirent de leur propre existence afin de créer leurs personnages mais ces derniers leurs permettent également de rêver.

  13. Stendhal donne vie à Fabrice dans la Chartreuse de Parme, un héros quelque peu hors du commun. Il mène une vie fascinante, singulière, laissant à penser que peu d’être humain eurent une même existence si hors du commun. Nous réalisons qu’en étudiant et comparant la vie de Stendhal et de Fabrice nous y retrouvons de nombreuses similaritées: l’aventure de Fabrice et de Stendhal à Waterloo, la vie milanaise, la découverte du buste de Tibère qui n’est autre qu’une découverte de Stendhal qui l’a preté a Fabrice etc…
    Ces points communs factuels sont aussi rejoints par de nombreux d’autres, notamment dans le domaine de la pensée (leurs croyances et idéaux ne font qu’un). Dans cette ressemblance entre les deux personnages Stendhal prend donc indéniablement son existence comme modèle. Il va même bien plus loin que cela car la création de Fabrice lui permet d’avoir accès à une réalité impossible. En d’autres termes Stendhal façonne sur papier la vie qu’il aurait révé avoir comme nous le propose très justement le grand philosophe Olivier Saint-Vincent, <>.

    • La phrase entre guillemets à la fin de ma réponse qui à été coupée est la suivante:
      Fabrice, ce n’est pas moi. C’est la part en puissance de ce que j’eusse voulu devenir. Ma part de rêve, de regrêt, de fantasme, d’imaginaire.

  14. Les romanciers s’inspirent de leur existence pour créer leur personnages mais ces derniers leur permettent aussi d’accéder à un monde imaginaire, à leur part de rêves. Fabrice représente sans doute la “part de rêve, de regret, de fantasme, d’imaginaire” de Stendhal. En revanche dans son roman La Chartreuse de Parme, beaucoup d’évênements sont insipirés de la vie de l’auteur, on y retrouve de nombreux points communs.

    Tout d’abord, les lieux dans lequels le récit prend place, sont des villes visitées et chérient par Henri Beyle. Parme, Bologne, Naples, le lac de Côme et Milan sont des lieux présents dans le roman ainsi que dans la biographie de l’auteur. L’italie pour Henri Beyle représente “le plus beau lieu de la terre.” Stendhal choisit donc d’installer Fabrice à Milan, la première ville d’Italie ou il a séjourné en 1800. Ceci est donc symbolique.
    Un autre point commun est l’ambition pour se combattre. Tout deux, chérissait, plus ou moins tôt Napoléon Bonaparte. Stendhal, lui, a pris plus de temps que Fabrice mais au final il était “ enchanté que le jeune général Bonaparte se fit roi de France”. Le personnage de Fabrice, malgrès sa sensibilité, aime se combattre: “Fabrice était tout joyeux. Enfin je vais me battre réelement, se disait-il, tuer un ennemi!” Stendhal, lui aussi, “rêvait d’action”. Il a transmis cette envie de se combattre à Fabrice.
    Sur le plan familiale, on retrouve aussi plusieurs similitudes. On constate premièrement que la détestation de Stendhal envers son père se retrouve clairement dans le personnage de Fabrice. On dit que le père de Stendhal est“ un père qu’il méprise” et celui ci affirme “ je haïssais mon père”. Pour Henri Beyle, cette haine venait du désaccord religieux, son père lui imposait la religion catholique. Pour Fabrice, en revanche, c’était du à un désaccord politique. Son père soutenait les Autrichien et lui était Bonapartiste. Toujours sur le plan familiale, Stendhal ainsi que Fabrice del Dongo ont entretenu une relation intime avec leur tante. Fabrice avec la duchesse Sanseverina (même si tout deux ne possèdent pas du sang en commun, mais cela Fabrice ne le saura jamais) et Stendhal avec Madeleine, la mère de sa cousine avec qui il avait auparavant déja eu une liaison.
    Sur le plan amoureux aussi, ont constate plusieurs similitudes. Stendhal avait pour projet d’être “séducteur de femmes”. Il a eu de nombreuses liaisons avec, par exemple, Matilde Dembowski, sa cousine Adèle Rebuffel,, Victorine Mounier la sœur d’un ami,, Wilhelmine von Griesheim la fille de l’ancien gouverneur de la ville, la prostituée du nom d’Alexandrine, Giuditta Pasta, cantatrice Italienne, Clémentine Curial la fille de son amie la comtesse Beugnot, Alberthe de Rubempré cousine de Delacroix, Giulia Rinieri ect…. En revanche, à cause de sa timidité, il n’est pas parvenu à avouer ses sentiments à Angela Pietragrua pendant plus de onze années. Dans son roman, il créer donc Fabrice Del Dongo, un vrai séducteur de femmes, comme si c’était pour accomplir son projet. On retrouve aussi des similarités entre les fréquentations féminines de ses deux personnages. En effet, Stendhal avait eu une liaison avec une comédienne prénommé Mélanie Guilbert, dite Louason et Fabrice avec une actrice du nom de Marietta. Aussi la chanteuse Angelina Bereyter a entretenu une liaison intime avec Stendhal et Fabrice, lui, est tombé amoureux de La Fausta. Stendhal aimait aussi beaucoup les théatres et les opéras. Ces derniers sont donc des élements important dans le roman car, ils représentent le lieu de rencontre du compte Mosca et de la duchesse ainsi que la progression de l‘amour entre Fabrice et Marietta.

    On peut donc dire que même si les romanciers s’inspirent de leur existence pour la création de leur personnages, ces derniers leur permettent d’avoir accès à une impossible réalite, une réalité dont ils ont toujours rêver mais jamais obtenue.

  15. Henri Beyle, auteur romantique et réaliste partage un certain nombre de similitudes avec Fabrice del Dongo, le personnage principal de son roman “La chartreuse de Parme”. Tout d’abord, on remarque qu’Henri partageait une passion pour l’Italie et c’est en s’aidant du personnage de Fabrice qu’il fait transparaître son émerveillement pour ce pays : “J’étais absolument ivre, fou de bonheur et de joie. Ici commence une époque d’enthousiasme et de bonheur parfait”. Fabrice qui en se promenant sur les rives du lac de Come déclare qu’en observant le paysage, ce sont « les moments les plus heureux qu’il eût goûtés depuis longtemps ».
    De plus, Stendhal a un certain goût pour le danger, il dit etre “fasciné par la nouveauté du danger”, ce qu’il transmet également a travers Fabrice en l’envoyant se battre.
    Henri souhaite etre “séducteur de femmes”, mais trop timide n’ose pas les approcher. C’est cette partie de lui qu’il idéalise a l’aide du personnage de Fabrice en décrivant ce dernier comme un véritable séducteur.
    On peut ajouter que le lecteur voit se déployer le sublime lie au dévoilement de soi dans le livre. Notamment lorsque Clélia s’abandonne à ce qu’elle ressent vraiment ou quand Gina se dévoile en tant que femme amoureuse qui souffre. On peut parler alors de “sublime stendhalien”, et on remarque qu’il n’est pas seulement utilisé pour idéaliser Fabrice mais également pour renforcer la beauté de la nature comme par exemple grâce aux termes employées par la duchesse « transportée d’aise à l’idée de pouvoir s’installer près de ce lac sublime où elle est née ». Dans le cas de Stendhal, ce dernier s’identifie a Fabrice afin de faire partager sentiments et émotions mais également pour idéaliser sa propre existence.

  16. “Les romanciers ont-ils pour modèle leur existence?”

    Stendhal utilise plusieurs themes et évenements de sa vie comme inspiration pour son roman. Il y a l’idée d’un amour incestueux et maternel. Dans sa vie, il est amoureux de sa mere. Dans le roman, la tante est amoureuse de son neveu.
    Il y a aussi un mouvement et une activité constants. Il y a des guerres, des emprisonnements, des escapades, des morts et des déménagements. Cependant, dans le roman, Fabrice a lui aussi cette vie pleine d’énergie, mais c’est une version plus positive que celle de Stendhal. Au finale, celle de Fabrice ne termine pas non plus tres bien, mais il me semble qu’elle est bien plus héroique que celle de Standhal.
    Je crois qu’il est attiré au succés et a cet amour tout-puissant, ce qu’il n’a jamais vécu. Il écrit son livre pour montrer ce qu’il aimerait avoir, mais au final, il sait que dans la vraie vie c’est bien plus difficile de trouver cela.
    Un grand exemple de cela est le theme d’amour. Ce qu’il ressent pour sa mere dans sa jeunesse est ce que la duchesse ressent pour son neveu: ce n’est pas réciproque. Je crois que pour toute sa vie, ce sera un regret pour Standhal, quelque chose qu’il regrettera a toujours. Dans son livre, il peut changer les roles, car il sent que sa mere lui a fait une injustice, et il veut montrer que, si la situation aurait était a l’envers, elle se sentirait elle aussi privée. Dans mon opinion, c’est une vengeance un peu tardive.
    Suivant le theme d’amour, on remarque une similarité entre Stendhal et Fabrice (quand del Dongo est jeune): ils ont beaucoup de maitresses, et ils sont un peu tete en l’air. Je crois que Stendhal aurait peut-etre voulu terminer comme son héros l’a fait: avec une femme qu’il aime constamment. Le theme que j’ai mentionner avant, celui de mouvement constant, est une reflexion de la vie amoureuse de Stendhal. Il peut etre amoureux, mais ca ne dure jamais: il a un coeur agité et troublé. Fabrice au moins trouve un calme a la fin avec Clélia.

    En conclusion, Stendhal utilise ironiquement sa vie comme modele pour son roman, qui est une reflexion de ses voeux et de ses regrets auxquels il a de la difficulté a avouer.

    • La comparaison entre la vie amoureuse de Stendhal et celle de Fabrice me paraît, en effet, tout à fait judicieuse; comme il est démontré, ces deux vies se ressemblent grandement, à cela près que celle de Fabrice peut être considérée comme ayant plus de succès. Cependant, il me semble que l’on pourrait aller plus loin sur le domaine de l’amour ; non seulement Stendhal et Fabrice ont presque la même expérience de l’amour, mais ils en ont, en outre, la même conception. Pour chacun des deux hommes, la recherche de l’amour s’apparente à la recherche du bonheur ; ainsi, Stendhal semble courir après les femmes toute sa vie; Fabrice lui, passe la moitié du roman à chercher désespérément une femme de qui il pourrait être amoureux, et l’autre moitié complètement obnubilé par cette femme, Clélia. Stendhal et Fabrice ne partagent donc pas seulement leurs expériences, mais aussi des valeurs, et leur façon de voir la vie. Ainsi, que ce soit voulu ou pas, Fabrice ne ressemble juste « ironiquement » à Stendhal, il en est en réalité beaucoup plus proche, peut-être même plus proche que ce que Stendhal anticipait.

  17. Il est difficile d’établir le lien fragile entre le vécu de l’auteur et l’impact direct qu’à celui-ci sur son œuvre et sur ce que celle-ci retransmet. A vrai dire il est même hardi de répondre à cette question car chacun n’est pas intimement concerné par la vie propre de l’auteur et par sa pensée. Néanmoins, et objectivement, on peut émettre des hypothèses, des parallèles entre la vie de l’écrivain et ses personnages ainsi que l’ensemble de son roman. Des personnages aimés, construits sciemment et qui, par leurs actions et caractère peuvent suggérer un mode de pensée, une façon de voir les choses. Aussi le lieu et le temps (le paysage de l’œuvre) peuvent indiquer des préférences de goût et de valeurs. Pour répondre conformément à cette question, il semble nécessaire de mettre en parallèle la vie de l’auteur (sa biographie) et le roman en lui-même pour y trouver des similitudes ou des points communs qui seront signifiants ou non. D’un autre coté il serait aussi intéressant de voir ce qui émane du livre mais pas du vécu du romancier, pour, en un sens, suggérer la par d’imaginaire dans un roman et opposer l’imaginaire au réel. Notre étude portera sur La Chartreuse de Parme, roman de 1838 écrit par Stendhal. On mettra donc en relief la vie de Stendhal en y juxtaposant son roman pour en tirer des conclusions.
    Les premières pages du livres s’ouvrent sur la ville de Milan pendant l’été 1796 et la conquête de Napoléon Bonaparte qui entend étendre son territoire. En ayant lu la biographie de Stendhal, l’on connaît sa passion pour les villes italiennes et plus particulièrement pour Milan et son Lac Majeur, ou il vécut quelques années. L’on connaît aussi son dévouement pour Bonaparte. En décrivant, dès les premières pages, un paysage qui le passionne et un homme qu’il estime, Stendhal émet un lien déjà très fort avec son vécu. Un argument qui nous tente à penser que les écrivains ont pour modèle leur existence.
    Un autre argument frappant concerne le héros de Stendhal dans la Chartreuse de Parme, un certain Fabrice Del Dongo. Jeune marquis, Fabrice part combattre pour Napoléon, tout comme Stendhal. Mais, et plus encore que de partager les mêmes avis politiques, Fabrice et Stendhal tendent à se ressembler. Tout d’abord les deux hommes n’aiment pas leur père, Stendhal à cause d’un différent religieux et Fabrice à cause d’un désaccord politique. Deuxièmement les deux ont d’une certaine façon sut séduire leur tante, dans le cas de Fabrice, il s’agit de la somptueuse duchesse Sanseverina. Enfin, et plus important que tout autre chose, on sent chez Fabrice comme chez Stendhal une profonde mélancolie de cœur et une recherche désespérée du bonheur. Même si tous deux partageront les plaisirs charnels avec une comédienne itinérante (dans le cas de Fabrice, la jeune et jolie Marietta, dans le cas de Stendhal, Virginie Kubly) ils semblent ne pas atteindre cet état d’ivresse tant recherché et ce sentiment de bonheur. Fabrice, tout au long du roman ne prend pas conscience de l’amour réel même s’il enchaîne les conquêtes et ne le rencontre que trop tard, en la personne de Clélia Conti. Leur amour impossible, saigné par le vœu de Clélia, n’aura pour effet que de détruire à petit feu les deux personnages. Stendhal, lui, se morfond d’une vie qu’il aurait voulu plus romantique et où il juge avoir tout raté. Par ces détails marquants, il semble même logique de penser que de nombreux écrivains s’inspirent de leur vie pour rédiger leurs romans, mais le livre n’est il pas en lui-même une porte ouverte à l’imaginaire ?
    La question est aiguë mais se doit d’être posée. Précédemment nous avons dit que Stendhal laissait parler son cœur à travers son personnage Fabrice mais à y regarder de plus près, Stendhal et Fabrice n’adopte pas tout a fait le même mode de vie. Il semble qu’en comparant la biographie au livre, que la vie de Fabrice paraît bien plus romantique que celle de Stendhal. On peut peut-être déceler ici, un désir de l’auteur, une aspiration inachevée qui est étroitement en rapport avec son imaginaire. Stendhal aspirait à mieux, imaginait mieux et ne voulait pas faire de Fabrice un être aussi malheureux.
    En conclusion, il est évident qu’il y a un lien entre la vie de l’auteur et son roman. Rien que par soucis de réalisme et d’objectivité (voire de sentiments), l’écrivain aura tendance à choisir des lieux qu’il connaît et qu’il apprécie. Il créera un ou plusieurs personnages qui lui ressemblent car l’on sait plus de choses que quiconque sur sa propre personne et l’on peut retransmettre des sentiments plus aisément. Le tout aura pour conséquence de créer une œuvre agréable au lecteur. Après, il me semble personnellement que le terme « modèle » dans la question est un peu trop fort. Il est sur que les romanciers s’inspirent de leur vie mais la retouche, la déforme, l’idéalise. Ils créent alors un univers et vont jaillir par petit point des traits d’imagination qui en font leur génie. Il n’ont donc par pour « modèle » leur existence mais l’utilise pour la pertinence de l’œuvre et la joie du lecteur.

  18. Il est vrai, tout d’abord, que Stendhal, dans La Chartreuse de Parme, a placé des éléments qui sont l’opposé de son vécu, afin de rendre ses personnages plus puissants. Fabrice, lorsqu’il aperçoit Clélia par sa fenêtre en prison, réussit après quelques jours à lui communiquer son amour pour elle, par signes. Stendhal, au contraire, met des mois, voire plusieurs années, à avouer son amour à chaque fois qu’il a une nouvelle maîtresse.
    D’ailleurs, lors de son aventure amoureuse avec Matilde Dembowski, il se déguise et la suit; mais elle s’en rend compte, et il tombe encore plus en disgrâce qu’auparavant. Fabrice utilise le même procédé avec la Fausta; mais lorsque cette dernière le voit, elle trouve l’attention du jeune homme charmante.
    Fabrice semble aussi avoir beaucoup plus d’esprit, ou plutôt de bon sens, que Stendhal. L’auteur “choque par ses sarcasmes, ses boutades, ses provocations politiques, ses idées jacobines…” Au contraire, Fabrice sait parler dans les salons (art qu’il a peut-être d’ailleurs hérité, ou appris, de sa tante); il amuse et est apprécié de tous.
    Enfin, la vie de Fabrice n’est pas complètement déchirée et anéantie lors de sa séparation avec Clélia, comme l’a été la séparation de Stendhal et Métilde; il n’est que profondément triste, ce que Stendhal est resté après avoir été enfin “guéri” de son amante. Ainsi, il donne à ses personnages un caractère meilleur que, ou opposé au sien, afin de les améliorer.

    Bien que Stendhal donne l’impression de ne pas s’être inspiré de sa vie pour créer ses personnages et ses histoires, sa biographie indique tout autre chose. Tout d’abord, si protégé pendant son enfance, il est fasciné pas la nouveauté du danger et de la situation lors de son premier voyage en Italie. Ces traits se dévoilent précisément dans le jeune Fabrice de 17 ans qui prend la decision de partir faire la guerre avec Napoléon: choyé dès son plus jeune âge par sa mère, ses sœurs et sa tante, il survit en France uniquement grâce à la bonte et à la pitié des personnes qu’il rencontre.
    Quant aux lieux, Stendhal choisit ses préférés: l’entrée en Italie par la Suisse; Milan, adorée de l’auteur, et son opéra “La Scala”, lieux où Fabrice et sa tante Gina passent de jours très heureux ensemble, et ou celle-ci fait la rencontre du comte Mosca. Nous pouvons aussi remarquer que des villes telles que Bologne, Naples, ou encore Florence, villes ayant déçu Stendhal, sont reléguées dans le roman à des lieux d’exil, ou l’on vit uniquement parce qu’on ne peut pas être là ou on le voudrait.
    Pour s’occuper, dans les années 1830, lorsqu’il avait un poste administratif, Stendhal aimait prendre part à des fouilles archéologiques. Il transmet cet interêt à Fabrice, qui rencontre et tue l’acteur Giletti tout près du site.
    Et enfin, les femmes. Une des premières amantes, italienne, de l’auteur fut une certaine Angela Pietragrua: une beauté. Est-ce une coïncidence que la femme la plus belle, la plus gracieuse, la plus charmante du roman se nomme Angelina Pietranera? En 1811, Stendhal prend pour maîtresse une chanteuse d’opéra, mais finit par s’ennuyer avec elle; Fabrice fait de même avec la Fausta, et lui ecrit une lettre indiquant qu’il s’ennuit et qu’il n’a pas trouvé l’amour comme il le croyait. Enfin, Mathilde Dembowski se montre touchée par l’amour que lui temoigne Stendhal, mais ensuite se refroidit brusquement lorsqu’elle apprend par sa cousine qu’il est séducteur. Clélia, apprenant dans différents salons que Fabrice prend ses rapports avec les femmes sans trop de serieux, fait exactement la même chose au prisonnier. Ainsi, bien que Stendhal n’utilise pas des traits de son caractère pour construire ses personnages, il fait appel à une variété d’épisodes de sa vie pour bâtir son histoire.

    Pour conclure, les romanciers prennent pour modèle leur existence, mais leurs personnages leur permettent également d’avoir accès à une fantaisie, pour certains, tels Stendhal. D’autres, comme Flaubert, emploient leur imagination dans d’autres facettes de leurs œuvres.

  19. Les romanciers ont-ils pour modèle leur existence ?

    Cette question revient à se demander si les auteurs sont capables de se détacher de leur propre expérience lors de l’écriture d’un livre ; cela semble peu probable, étant donné que, consciemment ou non, chaque auteur doit s’inspirer de ses propres expériences pour traduire le monde qui l’entoure. Ainsi, dans certains aspects, l’influence de la vie de Stendhal dans la Chartreuse de Parme est évidente, et très directe. En premier lieu, et tout simplement, la majeure partie du roman se déroule en Italie, à Milan, à Parme, autour du lac de Côme, qui sont comme nous le savons, non seulement des lieux que Stendhal a vus, où il a vécu, mais aussi qu’il affectionnait particulièrement ; une affection qui se traduit tout au long du roman, notamment lorsque Fabrice revient chez lui sur le lac de Côme, et qu’il est fasciné par la beauté de ce lieu qu’il retrouve. Même le théâtre de la Scala est réel, et Stendhal le fréquente au cours d’une de ses visites à Milan. De plus, la culture italienne est mise en avant : à de nombreuses reprises, l’auteur complimente une « passion » qu’il attribue aux italiens. L’époque du roman, elle aussi, est celle de la vie de Stendhal, qui a vu la Révolution française, la 1ere République, l’arrivée au pouvoir, puis la chute de Napoléon, la Restauration ; toutes ces choses se retrouvent dans son œuvre ; on y voit l’invasion de l’Italie par Napoléon, la chute de celui-ci à Waterloo, et deux monarchies successives à Parme, entrecoupées par la tentative d’une révolution qui échoue (et qui n’a, à la date indiquée dans le roman, c’est-à-dire 1823, pas existée ; elle est donc inventée par Stendhal, qui s’inspire manifestement de celles, française et italiennes, dont il a été témoin au cours de sa vie). Ainsi, l’influence du contexte politique dans lequel a vécu l’auteur est incontestable.
    Cependant, un auteur peut aller plus loin, et puiser dans sa propre identité pour la création de son personnage. C’est ce que Stendhal semble effectivement, au premier abord, avoir fait ; les ressemblances avec Fabrice sont marquantes et nombreuses. Pour commencer, Stendhal et Fabrice ont la même situation familiale ; chacun a un père avec lequel il ne s’entend pas, et le père réel comme le père inventé se retrouvent dans une situation politique tantôt favorable, tantôt défavorable. Stendhal paraît se venger du désaccord politique avec son père en le reportant sur Fabrice, à qui les lecteurs donneront, pour la plupart, raison. L’influence que son grand-père a eu sur Stendhal, elle, peut être traduite par celle de l’abbé Blanes sur Fabrice, et l’amour incestueux que Stendhal a avoué porter à sa mère, ou bien sa relation avec sa tante Madeleine Rebuffel, rappellent les rapports de Fabrice et de Gina. Il est vrai que dans leur ensemble, les vies amoureuses de Fabrice et de Stendhal se ressemblent beaucoup. En effet, les deux hommes vont connaître de nombreuses femmes, et les amours de Fabrice s’apparentent à ceux de Stendhal ; tous deux fréquentent une comédienne, Marietta pour Fabrice, Virginie Kubly pour Stendhal ; puis une chanteuse d’opéra, La Fausta dans le roman, Angelina Bereyter dans la réalité. Stendhal connaît même, au cours de sa vie, une relation similaire à celle de Fabrice avec Clélia, lorsqu’il tombe amoureux d’une certaine Giulia, qu’il ne peut épouser, bien que son amour soit réciproque, et qui finit par épouser quelqu’un d’autre, ce que Clélia fait dans le roman. Cependant, les rapports de Clélia et Fabrice semblent être puisés parmi les multiples expériences amoureuses de Stendhal, comme, par exemple, Victorine Mounier, de qui il tombe amoureux sans vraiment la connaître (tout comme Fabrice avec Clélia), ou bien Matilde Visconti, que Stendhal aime passionnément, mais qui lui impose elle-même des limites, et se fâche de son audace (tout comme Clélia avec Fabrice). Les aventures amoureuses de Fabrice sont donc, en grande partie, celles de Stendhal. Mais la ressemblance est plus importante encore : Stendhal va, que ce soit conscient ou non, jusqu’à inculquer à Fabrice sa vision de l’amour, qu’il considère comme l’ultime source de bonheur. Ainsi, Fabrice comme Stendhal est constamment à la recherche de ce bonheur, et est obnubilé, soit par l’idée de l’amour (c’est pourquoi Fabrice poursuit la Fausta, et Stendhal a d’innombrables relations sans lendemain), soit par la femme aimée (Clélia). De plus, et en dehors de l’amour, les deux hommes mènent quand même des vies bien similaires. Ainsi, Stendhal s’inspire manifestement de sa propre expérience militaire en Russie pour produire une description aussi précise et réaliste de la bataille de Waterloo. Et tout comme Stendhal, qui voyagera toute sa vie (en Italie, en Espagne, en Allemagne…), Fabrice a une vie mouvementée, il doit souvent fuir la police, étant recherché d’abord en tant que traître, puis en tant que meurtrier. Mais le trait de sa vie que Stendhal semble avoir, en priorité, transmis à Fabrice, c’est l’ennui ; tout comme Stendhal est mécontent à Paris, Fabrice trouve la vie qu’il mène jusqu’à Clélia peu satisfaisante, il n’aime pas particulièrement la cour, et toute activité semble, au bout d’un moment, le lasser. Enfin, si les vies de Stendhal et de Fabrice sont similaires, leurs caractères le sont aussi en certains points : tous deux sont impulsifs, Stendhal lorsqu’il décide, sans prévenir le cousin pour lequel il travaille, de faire le tour de l’Italie, Fabrice, lorsqu’il assassine Giletti, puis lorsqu’il suit La Fausta quand elle va à Parme, malgré le risque de se faire arrêter, et enfin lorsqu’il retourne à la tour Farnèse sans en avoir l’obligation. Stendhal a donc, incontestablement, puisé dans tous les aspects de sa vie lors de la création de Fabrice.
    Cependant, Fabrice est-il réellement Stendhal ? Ou bien est-il une version améliorée de celui-ci ? Rien que l’utilisation d’un pseudonyme, Stendhal (Henri Beyle étant son vrai nom), souligne la question ; cela n’indique-t-il pas une ambiguïté dans l’identité de l’auteur ? Peut-être est-ce le premier signe que Stendhal n’était pas tout à fait satisfait de lui-même. En effet, Fabrice peut paraître comme une version « améliorée » de Fabrice. Ainsi, au premier abord, Fabrice me semble sympathique ; tandis que Stendhal peut, lorsque l’on lit sa biographie, sembler antipathique, et beaucoup plus faible ; Fabrice, bien que très imparfait, prend l’apparence d’une sorte de héros, il a un caractère pur et ne semble pas avoir peur de se battre pour ce qu’il veut, que ce soit en en s’échappant de prison pour rejoindre l’armée de Napoléon, ou bien en s’introduisant dans le jardin de Clélia dans le but de la voir, et malgré une interdiction formelle de sa part ; ce sont des choses que Stendhal, timide avec les femmes (il lui faudra onze ans pour déclarer sa flamme à Angela Pietragrua), n’oserait jamais faire. Par ailleurs, tandis que Fabrice réussit, en fin de compte, à rejoindre l’armée Napoléonienne, Stendhal ne réussira pas à rejoindre le « Bataillon de l’espérance » ; Fabrice peut donc réussir là où Stendhal a échoué, il représente des rêves, des réussites que Stendhal n’a pas pu avoir. De la même façon, Fabrice est beaucoup plus fidèle que Stendhal en amour ; alors que Stendhal connaît plusieurs « amours fous », Fabrice n’en connaîtra qu’un seul, Clélia. Leur amour reste impossible, à l’image de la majorité des amours de Stendhal ; cependant il est, d’une certaine façon, beaucoup plus parfait ; Fabrice aime inconditionnellement, est aimé passionnément, et mourra d’amour ; bien que ce ne soit pas le dénouement rêvé, il est possible que Stendhal exprime de l’admiration pour cette forme d’amour, extraordinaire, qu’il n’a jamais connu. Ainsi, Fabrice est une sorte de héros, qui sait très bien monter à cheval (alors que Stendhal, au début de sa carrière militaire, est très maladroit dans ce domaine), il a le talent d’émouvoir et est admiré (lorsqu’il prêche, notamment), tandis que Stendhal est mal à l’aise en société. Par ailleurs, on remarque que, sur l’ensemble du roman, Fabrice attire toute l’attention que Stendhal n’a jamais eue (il ne connaîtra que très peu de succès de son vivant et restera en marge de la société), que ce soit parce qu’on le déteste pour le meurtre de Giletti, ou bien parce qu’on l’aime pour ses talents d’orateur. Enfin, alors que Stendhal a été athée toute sa vie, probablement en protestation contre son père, la vie de Fabrice est dédiée à la religion ; serait-ce une façon pour Stendhal de surmonter le différend avec son père ? Pour toutes ces raisons, il semble probable que Fabrice représente tout ce que Stendhal aurait aimé être, et ce qu’il aurait aimé accomplir.
    Ainsi, bien que Stendhal se soit inspiré en grande partie de son identité pour créer Fabrice, et de son expérience pour créer la Chartreuse de Parme, son œuvre semble représenter plus que cela et contenir une part d’imaginaire inspirée de tout ce Stendhal espérait d’une vie idéale. L’ambigüité entre ces deux aspects du livre est illustrée par son titre ; en effet, bien qu’il y ait des chartreuses autour de Parme (la dimension « réelle »), il n’existe pas une Chartreuse de Parme à proprement parler, ce qui fait que Stendhal l’a quand même à moitié inventée.
    Pour conclure, on voit que les auteurs s’inspirent bien de leur propre vie pour créer leurs œuvres, mais leur rôle de créateur leur confère un contrôle sur leurs romans qui leur permet d’améliorer, modifier ou effacer, à l’intérieur de l’histoire du moins, les aspects de leur existence qui leur déplaisent.

  20. Les romanciers ont-ils pour modèle leur existence ?
    Les romanciers, bien que leur talent repose principalement sur leur imagination et leur don pour l’écriture, s’inspirent souvent de leurs existences pour leurs romans. Pour certains, c’est une thérapie et un moyen de guérir leur âme que de transmettre et d’écrire des passages de leurs vies. Pour d’autres, une façon d’imaginer en mieux des éléments de leur vécu et de reporter sur leurs personnages des caractères, des particularités qu’ils auraient voulu posséder.
    C’est le cas de Stendhal dans notamment son roman La Chartreuse de Parme.
    En effet, le protagoniste Fabrice Del Dongo possède de nombreuses similitudes avec lui.
    Tout d’abord, Stendhal écrit dans son autobiographie qu’enfant, il entretenait une relation très fusionnelle avec sa mère qu’il adorait embrasser fougueusement. Dans le roman Fabrice Del Dongo entretient le même type de relation passionnelle avec sa tante la duchesse Sanseverina. On peut se demander si ayant perdu sa mère à six ans Stendhal imaginait une relation similaire qu’il aurait pu avoir avec elle étant adolescent.
    Ensuite, un trait de caractère subtil mais que les deux hommes ont néanmoins en commun est l’envie de découvrir le monde et, entre autres, ses dangers. Fabrice et Stendhal ont tous deux été très protégés du monde extérieur dans leur enfance. Fabrice par ses soeurs, sa mère et sa tante et Stendhal, par son père et un abbé qui le tyrannisaient et lui interdisaient de voir d’autres enfants. Fabrice, à dix sept ans, décide de partir en France combattre avec Napoléon. Stendhal, lui, part s’installer à Milan à dix sept ans également.
    Les deux hommes ont entre autre été éduqués de la même manière, par des abbés. D’un coté Stendhal détestait son précepteur et haïssait donc aussi la religion. Et de l’autre, Fabrice avait pour modèle l’abbé Blanès qui devient son père par substitution et l’homme qu’il aime et admire le plus au monde.
    Stendhal et Fabrice partagent un autre point commun, la mésentente avec leurs pères. Fabrice et son père sont en extrême désaccord politiquement. L’un est réactionnaire et soutient l’empire d’Autriche et l’autre est en admiration devant Napoléon, l’empereur invincible. Tout comme Stendhal qui haïssait son père, un homme froid, sombre et tyrannique et avec qui il a les mêmes désaccords politiques que Fabrice et le marquis Del Dongo.
    Une dernière chose que les deux hommes ont en commun est une relation amoureuse avec des comédiennes : sous la forme d’une liaison amoureuse pour Fabrice et d’un amour tenu secret pour Stendhal.
    Tous ces points communs des vies de ces deux hommes prouvent bien que oui, Stendhal s’est inspiré de son existence pour écrire La Chartreuse de Parme. Mais que, plus subtilement, il a modifié certaines parties en les améliorant le plus souvent.
    En s’inspirant de leur vécu les romanciers s’inventent ou se réinventent une vie qu’ils auraient rêvé avoir. La citation du philosophe Olivier Saint Vincent résume parfaitement cet aspect de l’écriture de Stendhal : “Fabrice, ce n’est pas moi. C’est la part en puissance de ce que j’eusse voulu devenir. Ma part de rêve, de regret, de fantasme, d’imaginaire.”

  21. Un été avec Stendhal

    D’un point de vue extérieur, on pourrait croire que les romanciers créent des personnages et des héros leur permettant d’accéder à une impossible réalité et de laisser libre court à leur imagination.
    Mais dans le cas de Stendhal, dans la Chartreuse de Parme, il y a une ressemblance entre sa propre biographie et l’histoire qu’il raconte dans son livre. Il donne vie à son héros en lui faisant vivre des expériences quelque fois similaires à la sienne.
    Par exemple, le personnage principal visite des villes italiennes comme Parme, Naples, Milan et si l’on regarde dans la biographie de Stendhal, on peut y voir qu’il les a également visitées et donc a sans doute décrit ces villes en s’inspirant de la réalité.
    Ils ont également de multiples points commun comme la passion pour Napoléon, ils vont tous deux allés se battre à Waterloo, sont de grands séducteurs et tomberont amoureux d’une comédienne.
    Par conséquent, il y a beaucoup de similitudes entre l’auteur et le héros ce qui me fait penser que Stendhal a pris pour modèle d’inspiration son existence malgré quelques différences qui selon moi sont dues au désir de la part de l’auteur que son personnage soit tel qu’il aurait aimé être et donner à son héros une vie idéalisée ou meilleure.

    • Tes comparaisons sont intéressantes, mais elles manquent tout de même d’arguments plus concrets. J’aimerais bien savoir, concernant l’amour, si Fabrice est vraiment tombe amoureux avant de Clelia. Je trouve que tu ne parles pas assez de cette amour que Fabrice n’arrive pas a ressentir pour aucune femme dans tout le début du roman, car il est en réalité durant le roman a la recherche de l’amour duquel il se croit intouchable.
      Et malgré les similitudes Stendhal a crée Fabrice pour accéder a une impossible réalité, ils se ressemblent pour se faciliter l’identification mais ensuite il fait vivre a Fabrice tous ce que lui même aurait voulu être mais ne sera jamais.

  22. Selon moi, Fabrice est a la fois constitué de Stendhhal et d’imaginaire. L’enfance de Fabrice est celle dont Stendhal aurait rêvé. En effet, Stendhal nous raconte dans son autobiographie, Vie de Henry Brulard: ”jamais on ne m’a permis de parler à un enfant de mon âge”. A l’inverse, Fabrice vit une enfance insouciante et joyeuse au château. L’auteur nous dit ” Fabrice passait toutes ses journées à la chasse ou a courir le lac sur une barque.” L’amour maternel dont bénéficie Fabrice est lui aussi un fantasme de Stendhal qui lui n’a pu profiter de sa mère que 7 ans. Fabrice et Stendhal partage la même curiosite du monde, ils sont tous deux heureux d’aller a la guerre pour voir le monde. Stendhal raconte dans son autobiographie “Je ne demandais qu’à voir de grandes choses.” Les deux hommes partage aussi un certain manque d’experience face a la guerre. On nous dit sur Wikipedia que Stendhal portait un sabre dont il ne savait pas se servir. Quant a Fabrice, le caporal se plaint de lui dans le chapitre 4 et Fabrice jette son fusil “pour mieux courir” ce qui n’est evidement pas ce que l’on attend d’un soldat. Sur l’aspect amoureux, les deux hommes diffèrent complètement. Fabrice incarne le projet intime de Stendhal qui est, d’apres son autobiographie, “d’etre un seducteur de femme”. En effet, Fabrice, a l’inverse de Stendhal qui n’ose pas parler aux femmes, enchaîne les relations avec sa tante Gina, La Fausta puis Clelia. On peut donc dire que les romancier, grace a leur oeuvre ont la possibilité de réécrire leur existence en s’inspirant de leur vecu pour ecrire une fiction.

  23. Il est difficile de dire que se soit une généralité chez les romanciers d’utiliser leur existence comme modèle. Pour avoir une idée plus précise sur la question nous irons utiliser un roman très célèbre de Stendhal, écrit en 1838, la Chartreuse de Parme. Nous irons vérifier s’il existe ou non des similitudes entre l’auteur et le héros du roman, Fabrice Del Dongo.
    L’action initiale du roman se déroule en Italie et pus précisément à Milan. En ayant lu la biographie de Stendhal, nous savons que celui ci avait un particulier dévouement pour tout ce qui est d’origine Italienne : les villes, les lieux mondains. Mais il aimait plus particulièrement la ville de Milan où il passa plusieurs années de sa vie, comme Fabrice. Il était ébloui par la beauté de cette ville.
    Durant sa vie, Henri Beyle, est passé par plusieurs villes italiennes (Milan, Naples, Florence), par l’Autriche et évidement la France. Son personnage principal a pris son exemple lors de ses nombreuses péripéties.
    Nous pouvons retrouver chez l’auteur et le héros du roman, une grande admiration pour l’empereur Napoléon Ier, jusqu’à le servir dans son armée pendant un long moment. Stendhal nous résume d’une manière très réaliste, à travers le corps de Fabrice, la bataille de Waterloo. C’est comme si on y était! L’auteur nous raconte indirectement ce qu’il a vécu dans l’armée Napoléonienne. Cette similitude nous amène à en découvrir une autre: l’auteur et le héros partagent en quelques sorte les mêmes opinions politiques.
    Nous savons que Stendhal et Fabrice Del Dongo méprisèrent tous deux leur père, et, qu’ils trouvèrent tous deux, affection et protection près d’un proche : Stendhal son grand père, Fabrice l’abbé Blanes.
    L’auteur et le protagoniste sont tout les deux à la recherche de savoir, de culture: Fabrice prend du plaisir à apprendre l’astronomie avec l’abbé Blanes, et, comme Stendhal, ils se rendent dans les lieux mondains.
    L’auteur et le héros rêvent tout de gloire. Fabrice réussi puisqu’il devient archevêque, ce n’est pas le cas de Stendhal. Ils sont également en quête de relations et d’amour. Nous savons que Fabrice à beaucoup de sucé au près des femmes, mais il n’atteint pas le bonheur absolu avec ses conquêtes. Il l’obtient grâce à la rencontre de son grand amour, Clélia. Cependant les actions maladroites de Fabrice et le déroulement de l’histoire entraineront la fin de ces deux personnages. Stendhal aussi connaît aussi plusieurs échecs amoureux.
    Cependant entre ses similitudes il y a quelques différences. Stendhal n’a pas était heureux durant sa vie. Alors que Fabrice, fut heureux en prison, puisque Clélia lui rendait plusieurs visites. Il ne voulait même pas en sortir puisqu’il voyait sa douce.

    Pour conclure nous pouvons dire que les romanciers écrivent d’une manière subjective car ils nous partagent des moments de leur vie. Cependant dans les romans il y a aussi une partie objective, car les auteurs ajoute leur imagination dans le roman, pour que l’histoire soit plus belle et plus captivante pour le lecteur. Cependant ils peuvent l’utiliser également, pour révéler aux lecteurs ce qu’ils ont tant espérer et rêver. Dans le cas de Stendhal: gloire, amour et bonheur.

  24. Selon moi, la vie personnelle de Stendhal l’a beaucoup influencé lors de la rédaction de son roman, “La Chartreuse de Parme”. A première vue , Stendal et Fabrice del Dongo, le personnage principale de l’oeuvre, ne semblent pas avoir de points communs. Mais en cherchant dans la vie de Stendhal, nous pouvons remarquer qu’elles furent presque identiques . Il furent tous deux aux cotés de Napoléon durant la guerre. Ce furent aussi de grands aventuriers qui vécurent a la même époque. De plus Stendal tout comme Fabrice a eut des succès amoureux avec de nombreuse femme bien que ces amours se terminèrent toujours mal coté de Stendhal. Cela sous-entend qu’ils avaient sûrement un mode de vie similaire.
    Une lecture de la vie de Stendhal suffit pour remarquer qu’il l’aurait souhaitée autre. En effet il la considérait décevante. Il ne fut jamais vraiment heureux. Or Fabrice, malgré son sort, exprime toujours un sentiment positif de joie. Stendhal cherche donc a compléter sa vie a travers son roman. Il va compenser les désillusions et les méchancetés de sa vie, en écrivant a des variations excitantes et embellies de sa vie. Grâce a cela nous pouvons découvrir le plaisir qu’il prenait a écrire, s’imaginant une vie meilleure. Quelques années auparavant , Stendhal dans son roman “Le Rouge et le Noir” décrivit le roman comme étant un “miroir qui se promène sur une grande route” ce que nous retrouvons clairement dans “La Chartreuse de Parme”.

  25. Henri Beyle dit Stendhal a créé Fabrice del Dongo de manière à représenter la vie qu’il aurait souhaité. La vie de Fabrice est en conséquent inspirée d’événements vécus par Stendhal ce qui crée un parallèle entre les deux vies. Fabrice quitte l’Italie pour rejoindre l’armée française sous les ordres de Napoléon tout comme Henri Beyle a quitté la France pour s’engager dans l’armée italienne. Ou encore, en 1821, Stendhal se doit de quitter Milan et de rejoindre Paris car il est devenu suspect des autorités. Et dans le chapitre 5, on retrouve cet événement quand Fabrice doit s’exiler de Milan puisqu’il est recherché par la police autrichienne.
    De même Stendhal utilise ses propres expériences amoureuse pour bâtir celles de son personnage. Comme Fabrice, il a eu une relation amoureuse avec une chanteuse d’opéra, et tous deux eurent de nombreuses conquêtes. Cependant dans le cadre de l’amour, Stendhal adapte les relations de Fabrice pour en faire des réussites. En effet Stendhal a souvent été rejeté par les femmes qu’il voulait séduire, et sa vie amoureuse l’a laissé insatisfait. On ne peut pas en dire autant du jeune Del Dongo. On remarque effectivement que la timidité de Stendhal contraste avec le caractère de Fabrice qui lui est prêt à chanter sous les fenêtres de la Fausta pour obtenir de l’attention. Et, plus important encore, Fabrice découvre le vrai amour au près de Clélia Conti. Chose à laquelle Stendhal n’a jamais pu prétendre.
    Dans sa vie professionnelle, Stendhal a enchainé les échecs. Il change de travail fréquemment car chacune de ses professions l’ennuie mise à part sa vie d’écrivain qui ne le lasse jamais. Fabrice qui lui est de caractère plus stable et plus simple s’adapte parfaitement à la carrière ecclésiastique que sa tante a choisit pour lui et y acquiert une grande renommée.
    On peut donc dire que Stendhal utilise son existence comme cadre pour son récit et que son personnage lui permet de rêver d’une meilleure réalité.

  26. De manière générale, tous les artistes s’inspirent de ce qui les entourent afin de pouvoir créer. C’est le cas de Stendhal dans plusieurs de ses romans, dont Le Chartreuse de Parme. En effet, l’auteur fait prendre vie à son récit dans un lieu qu’il affectionne particulièrement: l’Italie. On remarque également que les personnages principaux de La Chartreuse de Parme et du Rouge et le Noir (Julien Sorel et Fabrice del Dongo) sont de jeunes hommes pouvant tous les deux représenter Stendhal. L’auteur a-t-il donc pour modèle son existence ? Fabrice del Dongo est il donc sensé représenter Stendhal?
    Quelques similitudes entre ces deux sont notables: l’auteur tout comme Fabrice sont allés à l’armée, ils ont tous les deux des idées et un idéal auxquels ils croient vraiment. Stendhal et Fabrice partagent également tous les deux un grand respect pour Napoléon, grande figure de l’époque. De plus, ces deux personnes on beaucoup de similitudes sur le plan familial, notamment avec le mépris qu’ils apportent à leurs pères, bien que les désaccords soient liés à de différentes choses. On retrouve aussi un lien très fort entre Stendhal et sa mère (dont il était amoureux), qui pourrait se retrouver entre Fabrice et sa tante (où dans ce cas ci, c’est la tante qui est amoureuse du jeune homme). Néamoins, Fabrice est un jeune homme naïf, qui se laisse porter par des signes. Il n’essaye pas de comprendre de ce qu’il lui arrive mais préfère partir à l’aventure sans se poser de questions. C’est également quelqu’un qui avait un grand pouvoir de séduction sur les femmes, sans même le vouloir. Stendhal, quand à lui, était un intellectuel qui n’attirait pas plus que cela les femmes.
    Je pense donc que dans La Chartreuse de Parme, l’auteur avait pour modèle son existence, et a essayé de donner au personnage principal les mêmes caractéristiques que lui même. Néamoins, Stendhal a sûrement voulu rendre Farbice plus vivant, meilleur en quelques sortes, ce qui permettait à l’autre de se projeter dans une impossible réalité.

  27. Les romanciers ont-ils pour modèle leur existence ?
    L’objectif d’un romancier est de créer un récit et un monde qui parait séduisant, intéressant mais aussi réaliste aux yeux du lecteur. Or, un auteur doit savoir puiser dans ce qui constitue son expérience personnelle pour pouvoir espérer assembler un univers qui pourrait être réel, tout en étant conscient que ce monde doit transcender les expériences personnelles pour devenir quelque chose de plus attirant. Ceci est surtout vrai lorsque, comme dans le cas de Stendhal, la réalité et la vie de l’auteur sont décevantes et marquées par un manque de succès. Par conséquent, on pourra observer dans le récit d’Henri Beyle, La Chartreuse de Parme, que son cher Fabrice Del Dongo lui ressemble fortement. Cependant Fabrice Del Dongo, a l’inverse de Stendhal, connaitra le succès dans ce qu’il entreprend.
    Non seulement Del Dongo ressemble a Stendhal, mais les paysages qui sont tant appréciés par le jeune Fabrice sont ceux qui ont entourés la jeunesse de Stendhal : le lac de Come, Parme, Bologne, et Milan. De plus, Stendhal tout comme Fabrice Del Dongo idolâtrait Napoléon Bonaparte et a combattu à ses côtés. Les arguments les plus intéressants se forment dans la façon d’être de Beyle et de son personnage. Tous deux sont romantiques et victimes d’une vie amoureuse tumultueuse et passionnée, en poursuivant non simplement l’amour, mais le bonheur qui se dégage de ce qu’ils appellent l’amour. Ils connaîtront tous les deux de nombreuses conquêtes mais Stendhal ne sera jamais aimé de celle qu’il désire alors que Fabrice passera un certain nombre d’années aux côtés de Clélia jusque la mort de sa bien-aimée. Les similitudes ne s’arrêtent pas là, car Beyle et Fabrice partagent aussi des relations difficiles au niveau familial. En effet, Stendhal n’était pas d’accord religieusement avec son père alors que Fabrice avait des différences politiques avec le sien.
    On peut donc dire que les auteurs créent leurs récits en ayant pour modèle leur propre existence cependant cette existence va déformer leur réaliste pour créer un univers plus séduisant aux yeux du lecteur.

  28. Les personnages dans les romans sont, dans la plupart des cas des inventions, et cela est également le cas pour les pièces de theatre par exemple. Mais une question logique et doue de sens pour une personne ayant un minimum de culture littéraire et un regard analytique standard sur une oeuvre littéraire est la suivante ; un romancier prend il comme modele son existence ? Ou au contraire, c’est une invention pour avoir accès a une impossible réalité ? Pour répondre de façon efficace et structurée nous allons diviser ce travail en trois parties ayant chacune une idée a émettre et chaque partie se basant sur un livre different. Dans la première partie l’on va parler du roman historique qui ne semble pas être tire ou inspire de la vie du romancier, et nous allons nous base sur les quatre oeuvres de Max Gallo intitulé Napoleon. Dans une seconde partie l’on va s’intéresser aux romans policiers avec des personnages de fictions qui ont quelques ressemblances avec la vie du romancier, et cela en utilisant comme support une oeuvre italienne de Umberto Eco le nom de la rose. Puis dans une troisième et ultime partie nous allons nous concentre sur le roman de Stendhal, la chartreuse de Parme qui est un mélange de romantisme et de réalisme avec une pointe d’aventure et une vague impression de roman historique dans les débuts du roman.

    Les romans historiques sont des récits s’inspirant de la réalité, il n’y a pas ou très peu d’inventions dans ce genre d’oeuvre. Le but du roman historique est, rappelons le, de faire revivre le passe et recréer une atmosphère disparue au lecteur.
    Pour pouvoir analyser convenablement le livre que j’ai choisi pour cette première partie je vais faire une rapide description de l’auteur puis des quatre tomes de la même série. Max Gallo est membre de l’académie française depuis 2007 et détient une licence en Histoire, il a toujours été a la recherche de l’exactitude historique et a essaye de restituer les grands moments de l’Histoire. Pour pouvoir être le plus précis possible Dr. Gallo s’est toujours instruit dans des manuscrits historique, par exemple il a lu plusieurs récits de soldats concernant la bataille de Waterloo. il y au total trois tomes dans la série Napoléon, chacun ayant un titre different ayant pour thème une époque différente dans la vie de Bonaparte, sa jeunesse dans le premier, ses conquêtes dans le second, son empire dans le troisième et finalement son exclusion vers Saint-Helene dans le dernier tome. Dans cette série Dr. Gallo est d’une grande précision quant aux dates historiques, il précise le jour le mois et l’année pour la plupart des événements. Il mentionne tous les éléments qui lui paraissent important dans la vie de l’Empereur français (batailles, débats, discussions, pensées, actes, dessalements…) il respecte tous ce que l’on sait sur Napoleon Bonaparte (ambitieux, déterminé, agressif, manipulateur…).
    Il ne peut donc pas prendre se prendre pour modele lui même en cause des raisons citée si-dessus, c’est la vie d’un homme ayant existe et qui a été telle qu’elle a été et la dessus le romancier n’a aucun pouvoir de changement ou d’invention, ou alors le roman serait uniquement inspire d’un personnage historique mais serait dans ce cas un roman de fiction ou d’aventure et un non juge comme étant un roman historique, il est donc clair que l’auteur ne peut en aucun cas se référer a sa propre existence mais uniquement au vécu des personnages historiques présent dans le roman. Cependant, certains passages soulignent une certaine admiration du romancier envers ce grand homme qui fut Napoleon, qui physiquement était loin d’être attirant et cela Dr. Gallo nous le fait bien comprendre surtout concernant la couleur jaunâtre de sa peau qui le rend très répugnant pour les personnes se trouvant dans les alentours. Mais il y a certaines choses comme le regard perçant de Napoleon qui joue a son avantage, surtout quand il doit se faire une place sociale dans la capitale dans le tome premier, mais ces attributs physique qui joue a son avantage sont très peu nombreux. Mais malgré cela on sent quand on entre dans les pensées de Bonaparte sa grandeur morale, sa soif de pouvoir et ses qualités de « souverain ». On peut donc dire que même si Dr. Gallo ne peut en aucun cas se prendre pour modele dans cette oeuvre il admire le grand homme qui fut Napoleon Bonaparte et ainsi a travers le récit accéder a une impossible réalité, mais une réalité qui a été réelle pour quelque un d’autre c’est la la différence entre les romans historiques et les romans comme la Chartreuse de Parme. Le roman historique est unique en son genre, le romancier n’y explique point sa vie mais celle d’un autre ayant existe, mais il peut tout de même être admirateur des personnages historiques qu’il décrit.

    Les romans policiers sont pour les ignorants des romans du XXIème siècle, mais d’après wikipedia les cent meilleurs romans policiers de tous les temps ont tous été écris au XXème, sans exception. Ces romans policiers, comme le pense bon nombre de personnes, ne sont en rien semblable aux séries actuelles comme les « experts Miami », mais ce sont des livres avec une essence profonde. Le nom de la rose de Umberto Eco par exemple est le parfait exemple de grandeur littéraire et la transmission d’idée et de concepts personnels de l’auteur, mais avant cela faisons une courte description de l’auteur et de son oeuvre.
    Umberto Eco est un écrivain italien et professeur d’université. Il est l’écrivain de nombreux livres notamment celui sur l’esthétique médiévale qui n’est autre que son premier ouvrage. Il est également professeur de sémiotique, c’est a dire l’étude des signes et leur signification. Le nom de la rose est comme vous l’avez compris un roman policier, un vrai, il a même été classe treizième meilleur roman policier de tous les temps selon wikipedia. C’est l’aventure et l’enquête d’un ancien inquisiteur du nom de Guillaume et son secrétaire Adso qui doivent trouver la mystérieuse raison pour laquelle un moine s’est fracassé les os au bas du très saint bâtiment de l’abbaye bénédictine. Mais au cours de cette enquête qui durera sept jours, avec un assassinat par jour, on découvre également les tensions historiques réelles de l’époque (le pape en Avignon, les hordes d’hérétiques, la séparation dans la dynastie capétienne en France…). Il y a donc de nombreuses références historiques mais également théologiques et philosophiques. Comment ? Durant les enquêtes et les interrogations que font les deux hommes a travers l’Abbaye ils ont toute sorte de débats et de discussions avec les différents moines. Les discussions sont souvent tournées vers la religion et aux moeurs qui se perdent parmi leurs contemporains, ce qui désolent bien évidemment les plus anciens de l’abbaye qui sont prêt a tout pour défendre leurs convictions.
    Ce livre est une invention du Romancier Eco, il a cependant un grand nombre de références quant au siècle durant lequel il se déroule. Il est d’ailleurs très simple de savoir pourquoi, Eco voue une véritable passion pour le moyen-âge et ses événements. Il n’a peut être pas utilise sa propre existence comme modele, mais il a cependant eut comme modele ses passions, mais les passions font-elles réellement partie d’une personne ? Tout dépend du point de vue, et surtout si l’on est cartésien ou pas. Il y a également une autre chose dans ce roman qui a un lien proche avec la vie de l’auteur c’est la présence de la discipline qu’enseigne Eco, c’est a dire la sémiotique, un parfait exemple sont les signes trouve sur l’un des manuscrits appartenant a l’un des moines décèdes. Des signes qui a première vue ne signifie rien et malgré cela après mure et longue observation, le vieux Guillaume parvient a les déchiffrer. La est une preuve supplémentaire de l’étroitesse entre la vie de Eco et son roman, l’auteur ne s’inspire pas de sa vie, mais des ses passions ou plutôt ses connaissances, cela fait partie de son existence. On peut donc conclure sur cet ouvrage que le romancier ne c’est pas inspire de son existence physique mais de son existence intellectuelle.

    Le fameux roman de Stendhal ; la chartreuse de Parme. Ce grand écrivain du XIXème, et qui, selon Honore De Balzac ne possède aucun style, a tout de même traverse deux siècles et ses oeuvres sont d’une grande célébrité et sont appréciés, et étudiés. Mais la réussite n’a été présente que pour ses livres, car la vie de Henri Beyle est remplie de grands échecs que ce soit dans sa famille, sa carrière militaire et politique…Mais parlons plus en détail de la Chartreuse de Parme. La chartreuse de Parme est un roman réaliste, le héros est un italien s’appelant Fabrice Del Dongo, fils du marquis Del Dongo. Dans les débuts du roman on le présente comme un personnage faible et sans réels capacités intellectuelles, il est fougueux et faible dans les études. Mais il a des convictions révolutionnaires et soutient Napoleon, c’est pour cela que il va rejoindre son armée a Waterloo (1815), sur son chemin a cette bataille il se découvre un véritable talent, celui de grand séducteur de femmes. Quand il revient son frère le fait exiler, sa faute ? Il a rejoint Napoleon et les nobles sont les ennemis jure de Bonaparte pour des raisons historiques complexes. Sa tante, la comtesse Pietranera et sa mère, la marquise Del Dongo, le protège et l’adore et obtienne un exil plutôt agréable pour Fabrice. De fil en aiguille, sa tante se retrouve a Parme sans la cours du roi Ernest IV, elle y joue un rôle important et obtient de la part du roi une grâce, celle que son neveu puisse étudier la théologie. Apres ses études il viendra a Parme pour devenir comme ses aïeux, archevêque de Parme. Mais un accident avec acteur provoque des accusations contre Fabrice qui se voit se faire enferme dans une prison et tombe amoureux de la fille du gouverneur du nom de Clelia. Toute cette histoire d’amour finit en drame pour Fabrice, sa tante Clelia et le fils de Fabrice et Clelia.
    Le plus intéressant est de savoir si Stendhal c’est inspire de sa propre vie ou si c’est une invention pour avoir accès une impossible réalité. Ce que l’on sait sur Stendhal c’est qu’il n’était pas un grand militaire et encore moins politique. On sait que Fabrice voulait avoir une carrière militaire et non ecclésiastique, et Stendhal lui n’ayant pas réussi a avoir la carrière politique ni militaire c’est peut être imagine réussir dans une carrière ecclésiastique, d’ou ce choix pour Fabrice. Stendhal a également été un grand partisan de Napoleon, tout comme le jeune Fabrice. Mais il c’est tout de même inspire de la vie d’autres personnes, comme pour la comtesse Sanseverina et ses aventures peu orthodoxe. Il s’inspire également de l’histoire de la famille Farnese, mais il transporte cette histoire au XIXème, il y a un mélange de plusieurs petites histoires en un roman génial. Mais Fabrice reste le jeune aventurier intrépide et amoureux des femmes qu’aurait voulu être Stendhal, chose qu’il n’a jamais été. On peut donc dire que la chartreuse de parme est une invention de l’auteur pour avoir accès a une impossible réalité, mais il injecte au héros des convictions personnelles peut être pour facilite sa propre identification.

    On peut donc facilement et sans trop d’hésitation que le romancier s’inspire de son existence pour certains aspects du héros ou un personnage, mais jamais complètement sauf pour une autobiographie cela va de soi. Mais il y a une grande influence quant au type de roman, réaliste, historique, autobiographique, policier…Mais pourquoi certains auteurs inventent plus que d’autre ? Une autre question dont la réponse doit etre fort interessante a trouver.

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